A l’occasion de la quatrième édition de la Nuit des idées, événement culturel organisé dans différents lieux à travers le monde la nuit du 30 janvier 2020, l’Institut français du Congo à Brazzaville réunit six chercheurs spécialistes du Congo pour débattre autour du thème commun choisi cette année : Être vivant. Sociologues, anthropologues, historiens, politistes et spécialistes de littérature congolaise, ils s’interrogent sur ce que signife « etre vivant » aujourd’hui à Brazzaville et ailleurs au Congo.

Alors qu’en lingala la vie se « cherche », selon Joseph Tonda (Koluka la vie), en lari le vivre ensemble est véritablement force de vie analyse Rémy Bazenguissa (Toko be). Spécia- liste de la fn des années coloniales en Afrique centrale, l’historienne Florence Bernault retrace la généalogie et l’actualité brûlante d’imaginaires du vivant forgés au creuset de deux traditions plus similaires qu’incompatibles. Nicolas Martin-Granel et André Bokiba mettent en avant l’importance du « devenir vivant » comme quête de liberté chez les grands écrivains congolais que sont Sony Labou Tansi, Tchicaya U Tam’si ou Henri Lopes ; un devenir vivant à tout prix, même et surtout quand la mort des pandémies, des guerres civiles ou de l’insécurité permanente sur la vie rôde, que Patrice Yengo nomme quant à lui vivantité.

Entre questionnements philosophiques sur la valeur du vivant et réfexions sur le cours ordi- naire de nos existences, ils font avant tout circuler, à l’occasion de cette Nuit des  idées , l ’ actualité de la pensée contemporaine sur l’Afrique et sur le Congo.

L’ART & LE VIVANT

Comment traduire le vivant par l’art ? La pratique artistique ne guérit pas l’Homme des maux de l’existence. Cependant, l’art demeure, assurément, l’espace de la survie psychique. L’art ne dit pas le vivant, il le montre et c’est tout. Partant de ce constat, et parce que l’art est la voie la plus immédiate et le moyen le plus sûr pour atteindre les fondements de l’émotion, nous avons choisi d’illustrer notre intervention par des déclamations poétiques et des danses du terroir congolais. Le tout en écho des poètes et écrivains : Edmond Jabès (Bâtir au quotidien, Le livre des questions), Jacques Poulain (Salut à ceux qui vivent), Antoine de Saint Exupéry (Terre des Hommes), Gaston-Paul Effa (La verticale du cri).

Artistes invités : Stan Matingou, Arsène, Ndala Pépin et son groupe de danseurs.

20H00 – 21H00 : MISE EN ESPACE DE G. OKOUNDJI

 

Entrée libre!

jeudi, 30 janvier 2020
11:00 (10h)

Hall de l’IFC