Dans un Brazzaville en plein conflit armé, Andréya Ouamba se souvient du jour où, encore jeune, et au risque de se faire tuer, il brava des militaires sur son chemin Car sa peur était plus grande encore que son père se rendît compte de son absence à la maison.
Le chorégraphe y voit plus qu’une anecdote. En Afrique, le respect dû aux aînés demeure une valeur à toute autre supérieure. D’où le doute qu’il affronte dans cette nouvelle pièce. N’y aurait-il pas quelque lien à gratter, entre l’autorité paternelle entretenue par l’éducation au sein du cercle familial, et la reproduction des régimes politiques autoritaires et paternalistes ?
Non sans audace, le danseur aujourd’hui très en vue sur le continent africain relève un défi d’émancipation philosophique. Il le fait au côté de l’écrivain camerounais Kouam Tawa, dans une forme dont la théâtralité est également abordée avec la metteure en scène Catherine Boskowitz.

De quoi sommes-nous faits ? D’idées reçues en héritage, qu’il faut oser ébranler.

 

Entrée Libre

mardi, 28 mai 2019
18:30 (1h 30′)

Salle Savorgnan de Brazza